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Pourquoi j’ai décidé d'arrêter d'acheter des bouteilles d'eau

Jusqu’à très récemment l’habitude que j’avais (au travail comme à la maison) c’était d’acheter de temps en temps de l’eau en bouteille puis de me resservir de la bouteille pour y mettre l’eau du robinet. Evidement je changeais la bouteille régulièrement pour éviter qu’il y ait trop de bactéries ou que l’eau ne soit contaminée par le plastique et de façon beaucoup plus terre à terre éviter les odeurs ou un mauvais goût.

Je trouvais déjà à la base un peu balo de boire exclusivement de l’eau en bouteille car 
1/ Il faut la porter et la stocker
2/ C’est plus cher que l’eau du robinet (OK pas si cher dans l’absolu mais pourquoi dépenser plus ?)
3/ L’eau du robinet est tout à fait saine
4/ Ca produit quand même beaucoup de déchets (si vous vous en fouttez de la planète avouez que descendre les poubelles tous les 2 jours c’est quand même drôlement relou)

Depuis je me suis intéressée un peu au sujet, j’ai lu quelques articles avec des arguments un peu plus détaillés que les miens et cela à fini de me convaincre d’arrêter complètement les bouteilles en plastique. Je me dis que si ces informations m’ont convaincues, elles vous convaincront peut être aussi et sinon au moins vous ferez votre choix en connaissance de cause :)


1/ Les bouteilles plastique ce n’est pas pratique

Comme dit juste au dessus à raison de 1,5L par personne et par jour ça fait beaucoup de bouteilles à porter (les personnes qui font leurs courses à pied ou qui ont plusieurs étages à monter sans ascenseur le savent bien), à stocker (si vous avez un petit appartement en ville par exemple) et enfin à jeter (perso je dois déjà vider la poubelle à recyclage toutes les semaines c’est bien assez).

2/ Les bouteilles plastique c’est cher

Le prix du litre moyen des différentes eaux de boisson est éminemment variable. La grande gagnante, c'est l'eau du robinet, à 0,003 € le litre en moyenne, soit même pas 2 € par an pour une consommation de 1,5 litre d’eau du robinet par jour. Quand on utilise une carafe filtrante, le prix du litre est en moyenne multiplié par 20, et il explose dès qu'on passe aux eaux en bouteilles : 0,20 € le litre pour l'eau de source, 0,40 € le litre pour l'eau minérale, soit de 110 à 220 € par an.

Il faut savoir que cette différence de prix s'explique en grande partie par le fait même que l'eau soit embouteillée. En effet, l'emballage représente environ 40% du prix de l'eau en bouteille. Cerise sur le gâteau, vous pouvez même payer plus cher pour exactement la même eau (la pollution plastique en plus) en achetant par exemple de la Cristalline de Saint-Nazaire ou Pérenchies dont l'eau est puisée dans les mêmes nappes phréatique que l'eau du robinet.

3/ Les bouteilles plastique c’est pas top pour la santé

Le plastique des bouteilles d’eau est fabriqué à partir de composés chimiques appelés PET (Polytéréphtalate d'éthylène) qui ont des effets néfastes pour la santé. En effet, ils renferment des perturbateurs endocriniens qui modifient le bon fonctionnement de nos cellules. L’exposition à ces composés chimiques, même à faibles doses, peut engendrer des dysfonctionnements hormonaux, une baisse de la fertilité ou voir une stérilité et même le cancer du sein.

De plus, la réutilisation de bouteille est dangereuse pour la santé car les fonds de bouteille favorisent l’apparition de bactéries et germes en tout genre. Selon une récente étude, on recense, dans une bouteille réutilisée, 20 fois plus de bactéries que dans la gamelle d’un chien, et 100 fois plus que sur la cuvette des toilettes. Et ce n’est pas tout : 60% de ces bactéries sont porteurs de maladies. [Autant vous dire que c’est l’argument qui a le plus fait mouche pour moi ^^]

A contrario l'eau du robinet suscite de la méfiance bien qu'elle soit très contrôlée. Sauf cas particuliers peu fréquents, c'est une eau potable, c'est-à-dire conforme aux exigences sanitaires définies par décret. Cinquante-quatre paramètres différents font l'objet d'une surveillance et sont régulièrement contrôlés. Ce sont les pôles Santé et Environnement des Ars, les Agences régionales de santé, qui en sont chargés. Localement, les services responsables des usines de traitement pour la potabilisation et des réseaux de distribution font également leur propre suivi. Il est quasi permanent sur les grands réseaux qui alimentent de grandes villes ou les communautés de communes, moins fréquent sur les petits réseaux qu'on peut trouver en zone rurale. Mais les grandes alertes sur la dégradation de la qualité de l'eau du robinet lancées dans les années 1990 par Que Choisir, dès 1990 d'ailleurs pour les nitrates, puis pour les pesticides, ne sont plus d'actualité. Depuis, les stations de traitement se sont multipliées, les captages d'eau potable pollués par les nitrates et/ou les pesticides sont régulièrement abandonnés. Si les rivières et les nappes souterraines sont toujours très contaminées, la pollution de l'eau du robinet par les nitrates devient rare, et les dépassements de normes sur les pesticides peu fréquents. Concernant le plomb au robinet, un problème soulevé en 1999 par Que Choisir, la réglementation s'est durcie. Le problème peut encore concerner des immeubles anciens, quand des conduites intérieures en plomb desservent des cuisines. En cas de doute, il faut éviter de consommer le premier jet du matin. C'est en effet quand l'eau stagne dans les canalisations qu'elle peut se charger en plomb, il faut donc la laisser couler quelques instants avant la première utilisation de la journée. 

4/ Les bouteilles plastique c’est extrêmement mauvais pour la planète



Ce n’est pas une nouvelle, les bouteilles en plastique engendrent un nombre considérable de déchets (89 milliards (MILLIARDS !) de bouteilles sont vendues dans le monde chaque année). Même si certaines matières plastiques se recyclent (faut il encore que tout le monde fasse ce geste qui est encore loin d'être un automatisme), le cycle de recyclage de cette matière n’est pas infini et nécessite beaucoup d’énergie qui peut nuire à l’environnement (incinérateur, camions etc.) De plus, les bouteilles en plastique se retrouvent facilement dans la nature (notamment dans les océans et en forêt) et mettent plus de 400 ans à disparaître.

A cela il faut ajouter la pollution liée à l’énergie utilisée pour la fabrication même du plastique en premier lieu (2kg de pétrole pour 1kg de PET), les rejets pour la transformation de ce pétrole en une jolie bouteille transparente (2,3g d'hydrocarbures, 1,4g d'oxydes de soufre, 1g de monoxyde de carbone, 1,2g d'oxydes d'azote et 135g de dioxyde de carbone sont relachés dans l'atmosphère pour la production d'une seule bouteille) et la pollution liée à leur transport par camion (l’eau parcours en moyenne 300km de l’embouteillage au recyclage).


On récapitule


Si comme moi à la lumière de ces informations vous avez une envie irrépressible d’investir dans des bouteilles réutilisables je vous conseille cet article qui vous aidera à faire votre choix parmi les tonnes de bouteilles réutilisables et gourdes du marché. Il en existe en effet principalement 4 sortes : en verre, en inox, en alu et en plastique. Elles ont toutes des avantages et des inconvénients, à vous de voir celles qui correspondent le mieux à vos besoins.

Dans le prochain article je vous montre les jolies bouteilles que j'ai acheté et je vous explique comment j'ai fait mon choix !

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