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[ Maroc 2018 ] J1 - Direction le Haut Atlas

Rando : Imlil (1740m) -> Refuge du Tamsoult (2250m) [9,3km - 03h15 - D+820]

Après notre arrivée tardive de la veille, nous avions commandé le petit déjeuner pour 9h afin de pouvoir nous reposer un peu. Au menu : omelette, petits pains et crêpes marocaines maison, jus d’orange frais, viennoiseries et pain. Nous allons ensuite demander aux responsables du riad où trouver des grands taxis pour Imlil. Au cours de la discussion, nous réalisons qu’ils nous prennent pour d’autres clients. Ce qui explique l’absence de transferts la veille. Nous mettons donc les choses en ordre et leur expliquons que nous serons de retour que le dimanche suivant après notre trek dans l’Atlas. Pour s’excuser ils nous promettent une meilleure chambre à notre retour et une réduction sur le service de hammam. 

Malgré leurs indications et celles de personnes dans la rue, nous tournons un peu en rond et ne trouvons pas le départ des fameux grands taxis. Nous voyant chercher un homme nous rabat vers son minibus : départ imminent et trajet direct Imlil sans aucun arrêt nous assure-t-il. Nous nous laissons donc embarquer à bord faute de mieux. Il nous réclame 50 dirhams chacun pour le trajet que nous n’avons pas le réflexe de négocier. On se fait encore une fois sacrément rouler dans la farine car ça en vaut pas plus de 30. Nos sacs ont étés montés sur le toit sans que nous ayons le temps de récupérer les objets de valeur (dont notre argent fraichement changé pour tout le séjour, nous croisons les doigts pour que tout y soit encore à l’arrivée) ou de quoi s’occuper pendant le trajet. Finalement nous attendrons très longtemps le départ car il a fallu attendre qu’il soit plein, ce qui a nécessité plusieurs dizaines de minutes, et lorsque que le minibus se met enfin en branle nous comprenons bien vite que le trajet serait tout sauf direct. Des dizaines de personnes vont monter et descendre en cours de route à des endroits plus ou moins improbables. Nous devons même changer de minibus à Asni et perdre nos places assises. Le trajet est très long et pas bien confortable mais pittoresque avec entre autres ce responsable de minibus qui passe son temps à moitié en dehors du véhicule contre toute notion de sécurité routière. 

Nous arrivons enfin à Imlil vers 13h. On l’appelle la Chamonix de l’Atlas. Nous trouvons la petite ville sans grand charme avec ses maisons qui ont l’air de jamais être vraiment terminées et sa rivière pleine de déchets plastiques. Nous trouvons un endroit où nous espérons manger rapidement pour nous mettre en chemin. Un plat de pâtes dans le ventre, nous commençons la montée. On nous a indiqué le départ mais très vite on a comme l’impression de s’être perdus dans les hauteurs du village. Nous ne nous attendions pas à ne trouver aucun balisage sur un secteur aussi touristique.  Heureusement que nous étions équipés d’une carte et d’un topoguide pour nous aider à nous repérer mais ce n’était pas toujours évident. A noter que la bouse de mule est un assez bon indicateur.

Imlil vu des hauteurs après 1/2h (?) de marche

Alors que nous étions prêts à rebrousser chemin un habitant nous assure que nous sommes sur la bonne voie pour le refuge du Tamsoult. Nous continuons donc à travers les maisons jusqu’à rejoindre une piste que nous suivons un peu puis nous bifurquons pour prendre un sentier sans grande conviction que ce soit le bon. Nous croisons un muletier qui nous confirme à nouveau que nous somme sur la bonne voie. Nous doutons toujours un peu mais continuons à monter. Le paysage commence à ressembler à la description du topoguide ce qui permet de nous rassurer un peu. Nous sommes tristement surpris (et cela tout au long du trek) des quantités de boites de conserve, bouteilles et sacs plastiques laissés dans la nature. 

Le sentier bordé de jolies fleurs jaunes à basse altitude

Imlil, et toute la vallée verdoyante avec ses petits villages vus d'un peu plus haut

Et vus d'encore un peu plus haut : Tizi Mzic à 2460m

Ca monte assez fort et nous avons bien chaud malgré la température très agréable à l’arrêt. Après environ 1h15 de montée, nous atteignons notre premier col : le Tizi Mzic à 2460m. Quelle ne fut pas notre surprise de trouver là, au milieu de nulle part, un vendeur de boissons. Après une petite pause pour nous remettre de la montée, c’est reparti sur un chemin en légère descente où nous rencontrons notre premier troupeau de chèvres. On découvre également les genévriers et leurs formes parfois étonnantes. Les chèvres n’hésitent pas à monter dans les arbres quand elles le peuvent. 

De l'autre côté du col

Un des genévriers qui poussent sur les pentes de la montagne prenant des formes surprenantes

Troupeau de chèvres occupées à brouter

Quand on a enfin le refuge en vue, on tombe à nouveau sur un stand de fortune proposant des boissons. Le refuge est situé au milieu de terrasses agricoles et de petites maisons et bergeries en pierre très typiques. Arrivés au refuge, on nous indique notre dortoir. La bonne nouvelle c’est que comme nous ne sommes que 6 nous avons un dortoir pour nous tous seuls. La mauvaise c’est que les couvertures ne semblent pas être fournies comme en France alors que nous n’avons qu’un drap de sac. Heureusement, on nous en fourni sur demande. Autre surprise le papier toilette non plus n’est pas fourni dans les refuges marocains, bon à savoir si vous prévoyez de voyager par là. D’ailleurs, pas de brosse dans les toilettes non plus. La douche est chaude cependant et plutôt en bon état. Le refuge est assez récent. Le couscous est servi à 20h. Les tables mériteraient un bon coup d’éponge car des traces de gras et/ou  de confiture relativement datées jonchent la toile cirée. Le pain est un peu rassis mais en dehors de ça le repas est correct. On nous sert des quartiers d’orange et des bouts de banane en dessert. D’ordinaire je n’aime les oranges qu’en jus mais je décide de goûter et je suis agréablement surprise, c'est agréable un peu de fraîcheur après cette journée.



Refuge en vue au milieu des terrasses agricoles, on est presque arrivés


Repas du soir, premier couscous du séjour

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