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[ Maroc 2018 ] J3 - Ascension du Toubkal, plus haut sommet de l'Atlas et de l'Afrique du Nord

Rando : Ascension du Toubkal (4167m) depuis le Refuge des Mouflons (3200m) [8,2km - 05h00 - D+1000]

La nuit a été compliquée. Nous avons pris une chambre de deux personnes pour pouvoir y laisser nos affaires pendant nos ascensions et nous pensions en prime y être plus au calme. Mais la fenêtre de notre chambre donne sur l’intérieur du refuge. C’est donc assez bruyant et le soir nous couchant assez tôt nous avons été gênés par les grandes discussions du personnel qui remontaient par la mezzanine. Puis le matin très tôt (les plus matinaux partent  vers 5h) nous avons été réveillés par les lumières et le bruit. Heureusement j’ai un masque et des bouchons d’oreilles qui atténuent un peu ces nuisances mais monsieur les a oublié à la maison. 

Nous prenons notre petit déjeuner à 8h. Le menu ressemble à celui du refuge de veille, la pâte à tartiner en moins, des œufs durs et du Nesquick en plus. Nous forçons un peu la dose de pain pour ne pas nous retrouver dans la situation d’hier à avoir le ventre qui gargouille pendant 2h. Nous achetons notre eau de la journée mais on ne peut pas nous vendre de pain apparemment. Heureusement nous avons récupérer les restes de la corbeille du petit déjeuner. Nous passons au refuge d’à côté en partant pour d’essayer d’acheter un pain et finalement ils nous l’ont même gentiment donné. 

C’est donc vers 9h15 que nous partons à l’assaut du toit de l’Afrique du Nord. On ressent bien les effets de l’altitude : dès les premiers pas on a le souffle un peu court et la montée relève de l’effort alors même que nous nous sommes considérablement allégé en laissant des affaires au refuge. Je suis passée d’un sac de 40l d’une dizaine de kilos à moins de 2kg et j’en suis bien heureuse.

Au bout de quelques minutes de marche nous commençons à nous poser des questions car nous ne voyons pas bien où traverser le torrent afin de rejoindre le sentier du Toubkal que l’ont voit sur l’autre rive. Nous croisons alors un groupe et leur guide nous donne quelques indications. Nous devons retourner un peu sur nos pas pour bifurquer. On arrive ensuite rapidement à un pierrier que nous traversons sans encombre même si nous nous sommes un peu éloigné du chemin principal. Nous passons alors devant un groupe de 3 personnes qui montent également.

Le chemin se poursuit et reste physiquement éprouvant et le somment encore bien loin. Nous croisons de nombreux randonneurs partis tôt le matin qui redescendent déjà. L’un d’entre eux vient de s’apercevoir qu’il a égaré ses lunettes de soleil, surement au sommet. Nous arrivons à un passage un peu plus délicat, très abrupt et très glissant avec beaucoup de pierres qui roulent sous nos pieds. On se dirige ensuite vers l’arrête de la montagne qui nous offre un premier aperçu du panorama qui nous attend. C’est parti pour la dernière ligne droite qui va nous prendre environ 1h. La pente reste raide et les jambes commencent à être lourdes. Nous croisons un couple de marocains qui redescendent, puis quelques autres grappes de marcheurs. Si bien que lorsque la pente s’adoucit et que le sommet s’offre à nous après 3h d’ascension, nous avons les lieux pour nous tout seuls.

On y est presque on dirait pourtant il reste encore 1h d'ascension

Nous pouvons profiter à notre aise du spectacle époustouflant. Les photos ne rendent pas forcément justice à la vue du haut des 4167m du Toubkal. Malgré un passage particulièrement venteux et un peu frais j’ai pu faire toute la montée en t-shirt. Pour se poser au somment la veste est quand même la bienvenue mais la température reste très agréable. Alors que nous nous promenons sur le sommet j’aperçois des lunettes de soleil entre deux rochers : nous avons retrouvés les fameuses lunettes de soleil perdues. Nous nous installons pour notre pique-nique où nous seront rejoint par quelques chocards et un (ou deux ?) écureuil un peu timide qui pointait le bout de son nez de temps à autres. Vers le milieu de notre pause nous sommes rejoints par 4 jeunes marocains, puis ensuite deux autres touristes accompagnés d’un guide. Nous apprenons alors que le lac que nous apercevons est celui de Ouarzazate à 150km de là. On distingue également son immense ferme solaire. Après environ 1h30 à profiter de cette magnifique vue bien méritée, et empêchés de faire notre sieste par les moucherons, nous nous préparons à descendre. 

Au sommet

Portrait with a view

On ne se lasse pas du panorama

Encore

On aperçoit un village niché dans la montagne

Les oiseaux nous tiennes compagnie

Le petit écureuil timide

Ici les tags sont monnaie courante dans la nature

Nous apercevons au loin les quatre jeunes qui se sont mis en chemin un peu avant nous. Le début de la descente est facile puis devient plus compliqué avec les pierres qui roulent sous nos pieds et des glissades à plusieurs reprises. Nous arrivons au niveau de la pente raide qui nous a un peu embêtée à la montée et qui est d’autant plus délicate à la descente, mais nous nous en sortons sur nos deux jambes. Nous sommes alors rattrapés par les deux que nous avions laissés au sommet qui sont menés à toute allure par leur guide. Le reste de la descente se passe sans encombre, rythmée par de régulières glissades dans les éboulis de pierres. En revanche pour le souffle c’est bien plus facile qu’à la montée. Nous dépassons le couple que nous avions croisé quelques heures plus tôt alors que nous étions dans la dernière partie de l’ascension, les pauvres n’ont toujours pas fini de descendre alors qui avaient 2h30 d’avance sur nous. Puis un peu plus loin nous retrouvons le tout premier groupe de 3 personnes que nous avions dépassé qui sont finalement redescendus avant d’atteindre le sommet. Nous les retrouverons le soir à notre table au refuge ce qui nous donnera l’occasion de discuter un peu.

Passion fleurs

Cascade près des refuges, c'est le cours d'eau qui alimente les refuge, l'un d'eux en tire également son électricité

Nous arrivons au niveau des refuges au bout de 2h de descente. Nous y recroisons les deux avec leur guide qui font une pause avant de redescendre jusqu’à Imlil. Nous décidons de descendre plus bas, au niveau des bivouacs, pour retrouver le propriétaire des lunettes de soleil. Nous passons un premier campement puis arrivons au second que nous pensons être le leur en 10 minutes. Nous commençons à discuter avec quelques membres du groupe mais réalisons assez vite que nous ne sommes pas au bon endroit. Ils nous indiquent alors la présence d’un troisième camp encore un peu plus loin avec des personnes qui semblent correspondre à celles que nous cherchons. Nous restons un peu avec eux parler du Maroc, de running et d’autres choses, puis nous nous dirigeons vers le camp suivant. Nous somme accueillis en héros et comme nous tombons pile au moment du service du thé, nous sommes donc très gentiment invité à le partager avec eux. Nous nous sommes régalés de crêpes préparées par leur guide (surement la meilleure chose que nous ayons mangé depuis notre arrivée !) et d’un bon thé bien chaud alors que la fraîcheur commençait à tomber. Nous avons sympathisé durant une heure avec le groupe. Heureux concours de circonstances ! Nous sommes ensuite remontés au refuge prendre notre douche dans les sanitaires toujours aussi cracra mais avec de l’eau chaude au rendez-vous cette fois ci. Pour le repas, encore soupe / tajine au menu et des pâtes à la tomate pour mon chéri végétarien. A table en face deux nous, deux slovaques pas très prolixes et les 3 marocains croisés la journée qui n’ont pas réussi à atteindre le sommet avec qui nous avons pu faire plus ample connaissance.


Ça se couvre alors qu'on regagne le refuge

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