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Trail des Rois Maudits

Hier matin je prenais le départ de ma 10ème compétition de l’année : le 30km du Trail des Rois Maudits. Pas mal d’appréhension pour cette course car première fois que je m’attaque à quelque chose d’aussi long et après 2 semaines de vacances où je n'ai fait que 4 footing assez courts.

Préparation du matériel la veille mais la coureuse est pas tout à fait prête ;)
Le ciel est parfaitement dégagé mais il fait frisquet aussi… Et puis après quelques minutes d’échauffement ça va déjà mieux et le soleil de plus en plus haut est apprécié. N’ayant pas de grands objectifs pour cette course je me place plutôt vers la fin du peloton avec un couple de connaissances venus de Seine-et-Marne pour découvrir ma belle région.

La fine équipe au départ

Le départ est donné avec quelques minutes de retard et là où on est situé ça part très mollement… On slalome pas mal dans les premiers kilomètres pour essayer de courir à notre rythme, on est plutôt en sous-régime, les premiers kilomètres sont assez insipides, leur seul intérêt est d’étirer le peloton avant la première côte. Ça fonctionne pas mal. Au bout de 3-4 kilomètres ça va mieux.

On attaque la côte en petite foulées tranquillement, tout va bien, puis court passage dans les bois avant d’arriver aux choses sérieuses :  une descente extrêmement raide vers la Seine. Là malheureusement ça bouchonne très très fort, on doit patienter quelques minutes et j’en profite pour faire quelques photos de la vue magnifique sur la vallée. Le chemin étroit est glissant et s’effrite sur notre passage, heureusement que ce n’est pas humide en plus…





Photos du haut de la première descente

On a ensuite un super passage à flan de la falaise calcaire, c’est vraiment de toute beauté et impressionnant. On attaque alors une grosse montée à découvert pour remonter sur le plateau. Il  faut pousser sur les jambes et on souffle comme des bœufs mais on avance pas mal et à peine là-haut on redescend par un petit single très poussiéreux, comme tout le parcours, très sec. Pas mal de racines, quelques virages, pas hyper facile.

Passage à flan de falaise... Wouahou !

Première côte à découvert : vue derrière

Première côte à découvert : vue devant

Et une nouvelle fois à peine arrivés en bas on remonte, cette fois en forêt. On court depuis une dizaine de kilomètre et les sensations sont excellente, je me sens hyper fraîche, je peine à peine dans les montées… J’abandonne alors mes deux compagnons pour tenter d’augmenter un peu le rythme puisque je me sens bien. J’espère ne pas me cramer car on n’est qu’à un tiers de la course.

Je finis donc la montée d’un bon pas et je relance arrivée sur le plat. S’en suis  une assez longue descente un peu plus large et bien roulante, je lâche les chevaux et double quelques personnes, je suis comme perfusion de dopamine avec un grand sourire scotché au visage et je n’en reviens pas d’avoir d’aussi bonne sensations.

Et voilà la deuxième grosse montée à découvert. A partir de là je connais un peu les chemins car se sont pour une bonne partie les mêmes que pour le trail des 2 amants. Ça tire mais je monte toujours pas mal, il s’agit de se mettre dans un bon rythme en calant son souffle et d’y aller un pas après l’autre. Je m’enfile un petit gel avant d’arriver là-haut et hop je relance sur la route. Petite descente technique que j’aime pas trop mais c’est vite fini et on repart sur une montée, qui commence tranquille mais qui s’avère sacrément coriace sur la fin. On arrive alors au ravito où je m'arrête remplir le camel bag et manger un peu de salé.

Ensuite, on enchaîne une succession de petites montées et descentes en forêt. J’essaye de courir dans les montées où c’est possible et d’aller au plus vite dans les descentes même si ça commence à être dur car les muscles se raidissent. La dernière descente nous emmène au pied du plateau et c’est parti pour la toute dernière côte de la course… Dieu que ça pique ! Puis la dernière descente. Et ensuite c’est 4km de plat qu’il s’agit de gérer au mieux. Sur la passerelle qui permet de traverser la Seine et les écluses, il est interdit de courir donc on doit marcher pendant 500 ou 800m et mine de rien ça coupe un peu les pattes. J’arrive quand même à recourir après, j’ai l’impression de me trainer mais je suis autour les 6 :15 au km ce qui n’est pas si mal compte tenu du contexte.

A 1,5km de la fin mon chéri vient m’accompagner et m’encourager sur la fin. J’arrive même à trouver la ressource d’accélérer un poil sur la fin et de passer la ligne d’arriver avec le sourire qui ne m’a pas quitté de la course ou presque.

Photo finish :)

Cette course, que du bonheur du début à la fin, des vues vraiment chouette avec une météo juste parfaite ce qui ajoute au charme du parcours. Une orga pas mal ficelée avec un balisage parfait et des bénévoles adorables. Ce qui serait chouette c’est moins de frais sur le site d’inscription, des toilettes au départ, des récompenses par catégories et des maillots fille dans les lots ;) Le parcours est plus technique et encore plus joli que sur le Trail des 2 Amants, du coup on privilégiera surement les Rois Maudits l'année prochaine (d'autant plus que moi j'aurais mon marathon en avril de toute façon O_O).

Course : Trail des Rois Maudits (27 - Eure)
Date : 30/09/2018
Distance : 30 km
Dénivelé positif : 1180m
Temps : 3h56'20''
Classement : 190/358 au scratch et 18/58 au classement féminin

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