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Semi-marathon de Rambouillet

Le 17 mars dernier j’ai fait une petite parenthèse de quelques heures dans les derniers préparatifs de mon déménagement pour ajouter un nouveau semi-marathon à mon palmarès. Ce semi tombe à pic, 4 semaines exactement avant le marathon, parfait timing donc pour la préparation de l’objectif marathon. En revanche, c’est juste une semaine après la Robert le Diable. Ce n’était pas exactement le choix le plus judicieux dans le cadre d’une prépa sérieuse mais je ne pouvais pas passer mon tour sur un petit trail sympathique.

Racepack

Réveil à 6h30 pour un départ à 9h30 avec 1h de route. J’ai pris un bon petit dèj et je me suis mise en route. J’arrive pile 1h avant le départ, peut-être un peu juste. Je me gare sur le grand parking mis à disposition et part récupérer mon dossard. Pas de chance, dans ma queue on a une personne qui a un souci d’inscription et alors que toutes les autres files se vident progressivement, je suis toujours à attendre. Après avoir finalement récupéré mon dossard, je me dirige vers les toilettes pour la pause technique d’avant course. Et là… énorme file d’attente à nouveau. Je décide donc de profiter de la queue pour me changer et accrocher mon dossard.

Après 25 minutes d’attente je passe enfin aux toilettes. Je dois encore repasser à la voiture pour déposer mes affaires. J’y vais en trottinant pour commencer l'échauffement. Quand j’y arrive je regarde l’heure et découvre avec effroi qu’on est à 10 minutes du départ et que je ne suis même pas échauffée. Je repars donc en courant, j’arrive à retrouver ma bande du club et je me faufile dans le sas de départ 2 minutes avant le coup de pistolet. J’ai rarement été aussi à l’arrache sur un départ !

Je pars sur une allure cible de 5'/km et j’essaye de suivre une copine du club qui court dans les mêmes allures que moi voire un poil plus rapide. Le départ est en légère descente donc ça avance assez vite au début, puis on arrive dans le parc du château qui est très joli et un peu moins roulant. On se salit les mollet dans les grosses flaques d'eau des allées. En terme de souffle, c’est déjà un peu dur et je ne peux m’empêcher de penser que ça va être difficile de tenir le rythme toute la course alors que pourtant je suis dans mes allures d'entrainement. On arrive sur un bon faux plat montant où je perds un peu les coureurs du club. J’accélère le kilomètre suivant pour revenir à leur niveau et je m’accroche à mes deux acolytes de course pour la suite. Mon petit dèj à du mal a passer et j’ai le cœur au bords des lèvres. Je décide de ne pas toucher aux gels que j’avais pris pour la course et je me contente de boire quelques gorgées d'eau régulièrement.

Au 10ème kilomètre Olivier s’arrête au ravito et je ne le reverrais pas. J’essaye donc de continuer à suivre Corinne. On arrive sur la piste cyclable tout en relances. Je perds un peu de terrain mais je la garde toujours en visuel à un dizaine de mètre devant.

Vers le km 13 on sort de la forêt au moment où une averse éclate, les gouttes de pluie froides me congèlent et tétanisent mes muscles. Le vent est aussi de la partie même si on le sentait peu en forêt. On fait 1 ou 2 km ainsi, avant de repasser un peu en forêt. C’est très dur, je ne me sens pas bien, j’ai froid et ça fait déjà des kilomètres que je suis résistance. Plus ça va plus la silhouette de Corinne s’éloigne.

Allures de course

Je sens poindre une douleur au dessus le la maléole droite. La douleur s’installe au fil des kilomètre et se met à irradier dans tout ma jambe. C’est de plus en plus difficile d’avancer et j’en suis réduite à trottiner du mieux que je peux à partir du kilomètre 17 environ. A chaque instant, j’ai envie de m’arrêter et d’abandonner. Je n’ai plus de force. Les derniers kilomètres me paraissent interminables. Je vois des coureurs me doubler continûment et je n’arrive pas à relancer. Je me traîne ainsi jusqu’à la ligne d’arrivée et le supplice prend fin.

Avec le recul je pense que je n’avais pas tout à fait récupéré du trail et que j’ai possiblement fait une petite hypo en raison de ma non alimentation pendant la course. On voit très bien mon cardio ralentir sur la fin de course comme si mon corps s’était mis en veille. Décidément, les semi du mois de mars ne me réussissent pas. Cette course n’a pas été du tout de nature à me rassurer pour mon marathon mais elle m’a quand même appris des choses. D'abord, déjeuner plus léger et plus longtemps avant la course quitte à manger plus en course. Je suis aussi retournée chez mon podologue pour faire réajuster mes semelles. Finalement cela m’aura servi pour la suite comme vous pourrez le lire sur le post suivant.

Suivi de la FC sur la course

Comme pour une fois, déménagement oblige, mon photographe / coach / supporter préféré n'était pas à mes côtés et que je suis passée complètement à travers les objectifs des photographes sur la course je n'ai pas grand chose pour illustrer ce post mais on fait avec les moyens du bord.


Course : Semi-marathon de Rambouillet (78)
Date : 17/03/2019
Distance : 21,097km
Temps : 1h51'05"
Classement : 1075/2162 au scratch, 152/675 au classement féminin et 58/228 SEF

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