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Techni'Trail de Tiranges

Le week-end dernier direction la Haute-Loire pour le premier vrai trail de l’année (après la mise en bouche du Robert le Diable en mars). Si comme moi vous ne savez pas situer ce département sur la carte, son chef-lieu est le Puy-en-Velay. Le village de Tiranges est situé à peu près à équidistance du Puy-en-Velay au Sud et de Saint-Etienne au Nord.

Racepack

Les copains sont tous inscrits sur le 52km qui part à 7h. Moi c’est l’heure à laquelle j’ai mis le réveil ;) J’arrive dans le village un peu en retard, je dois me garer loin car ma course est la dernière à partir et les places sont chères. Je rejoins le départ en footing en guise d’échauffement, ni le temps, ni l’envie d’en faire plus. Il fait froid et il y a beaucoup de vent. Et surprise, ce trail printanier s’est transformé en trail blanc !

Selfie de départ avec la neige

Après un petit briefing, le départ est donné à 9h. Il fait froid et le début est un peu dur. Je pars tranquillement sur mon allure marathon. J’ai un peu froid et je me demande un peu ce que je fous là mais bon :D Au bout de 2,5km environ je n’ai plus froid. La première côte aide il faut dire à se réchauffer. Sur la suite de la course, je n’ai pas été gênée par les basses températures. Le vent parfois était glacial mais cela durait rarement longtemps et je n’en ai pas trop souffert. Par contre, j’ai gardé ma veste toute la course, ce que je n’avais jamais fait auparavant et je n’ai retiré mes gants que 3 ou 4 fois pour quelques kilomètres. 

Premier mur, si vous croyez que c'est difficile à monter, réfléchissez à la descente o_O

Après cette première montée s’en suit une loooongue descente qui suffit à me flinguer les jambes pour le reste de la course. En même temps pas de surprise ici, une prépa marathon n’a jamais fait une bonne prépa trail. En venant ici sans avoir fait de dénivelé depuis 6 mois je ne m’attendais à un miracle. Une fois en bas c’est parti pour un premier mur. Ce sera loin d’être le dernier. On continue sur des chemins en sous-bois, dans certaines montées j’ai presque envie de courir mais je sais que je suis partie pour un moment donc mieux vaut s’économiser. 

Paysage parsemé de flocons à la faveur d'une éclaircie

Au 9ème kilomètre on arrive à la coulée de lave, bien connue des locaux. Un pierrier géant qui n’en finit pas. Il faut être très prudent pour ne pas glisser dur les pierres qui sont moussues donc il faut bien viser la cime des pierres. On n’est clairement pas sur mon terrain de prédilection. Je me fait doubler par tellement de gens ! Bon je me concentre sur mes pierres pendant que tout le monde me passe devant. Quand je pense que c’est bientôt fini je lève la tête et je découvre qu’après la petite bosse ça continue, et après la deuxième bosse ça continue encore. Je me fais surprendre par quelques pierres bascules mais j’arrive à garder mon équilibre. Très bon exercice de gainage ;) On touche enfin la fin mais arrivé en haut le vent glacial est de retour et je fais les derniers mètres à 4 pattes car j’ai peur que le vent me fasse perdre mon équilibre surtout que je commence à tétaniser. 

Début de la coulée de lave, quand tu penses qu'après la bosse c'est bon

Suite de la coulée de lave

Juste derrière la coulée de lave le premier ravito nous attend. Je m’y arrête pour refaire le plein d’eau et manger quelques chips et reprendre un peu mes esprits après ce passage qui m’a demandé beaucoup de concentration. Visiblement je n'ai pas assez repris mes esprits puisqu’au 10ème kilomètre je croise des coureurs en sens inverse et je réalise que je les avais suivi sur le mauvais chemin….

La batterie de mon téléphone portable a déclaré forfait pendant la montée de la coulée de lave ce qui est vraiment trop dommage car la suite du parcours est vraiment très sympa. En plus à l’allure où je vais j’avais largement le temps de vous faire un magnifique reportage photo. On a quelques singles en balcon très sympa, des chemins bordés de pierres moussues bien vertes comme j’aime, on voit aussi deux petites cascades en plein milieu de la forêt très très mignonnes.

Yoann sur un exemple de partie de parcours tracé à travers la forêt

Vers le 12ème kilomètre je me retrouve un peu seule mais je vais remonter des concurrents dans une montée un peu plus loin puis reperdre mon avance en m’arrêtant pour refaire un lacet. Vers le kilomètre 14 je m’aperçois que je ne vois plus de rubalise, le coureur que je suivais est trop loin et il ne m’entend pas le rappeler. Avec le coureur de derrière on remonte et on retrouve le bon chemin. Nous avions suivi mécaniquement le chemin roulant en descente alors que le parcours nous emmenait à travers la forêt. 500m plus loin rebelote, on suivait tranquillement quelqu’un et on a raté un tournant. Sur cette deuxième partie, il y a beaucoup de passage hors sentiers comme ça qui sont donc encore une fois très techniques car il y a souvent des petites roches (sans parler des racines) et les pentes sont très raides. Dans certaines montées on ne peut pas faire autrement que mettre les mains pour passer, je suis bien contente d’avoir les gants moi qui suis un peu délicate :D 

Arrivée sur Chalençon

On finit par arriver sur le village Chalençon et son château niché au creux d’une vallée sur laquelle on descend. On a  une belle vue plongeante pendant toute la fin de la descente, puis on traverse le village qui est tout en pierre extrêmement bien conservé, c’est de toute beauté ! Le deuxième ravito est installé ici. Je refais le plein d’eau et goûte le gâteau de semoule, la spécialité des bénévoles du Trail de Tiranges. J’ai bien bien mal au jambes mais c’est le cas de tout le monde et le spectacle vaut vraiment le coup. On redescend du village sur un chemin en vieille pierre bien cassant et on prend le Pont du Diable qui est un magnifique pont ancien en pierre. A partir de là ça doit être plus ou moins de la montée jusqu’à Tiranges. C’est une autre difficulté de cette course : c’est qu’elle se finit en montée. Bon finalement ça redescend un peu avant de remonter encore. J’ai tellement mal aux jambes, j’ai mal dans les montées, j’ai mal dans les descentes, j’ai mal sur le plat … Je suis en mode randonnée maintenant presque mais c’est pas grave car le coin est joli et la météo n’a pas été aussi moche qu’on pouvait le craindre. 


Pont du Diable

Au 20ème kilomètre, sur une grosse montée, je suis rattrapée par le 1er du 52km puis le 2ème qui lui tire la bourre. La redescente est violente, les pentes sont tellement raides et mes jambes ne peuvent plus rien encaisser et j’en fais quelques parties sur les fesses. Sur la fin on a même des cordes pour franchir un passage quasi vertical que je fais en rappel. Il n’y a plus qu’à remonter sur Tiranges, la pente est courable mais je n’ai plus les jambes alors je marche. De toute façon je ne me fais plus remonter à ce stade, et j’arrive même à dépasser quelqu’un car j’arrive à marcher à un bon rythme. On arrive enfin dans le village, j’essaye de recourir pour le dernier kilomètre histoire d'arriver l’air vaillante. Je passe enfin sous l’arche après 4h13’ d’effort.

La tache rose en bas à gauche c'est moi ! (en train de galérer grave)

Je repars avec des courbatures horribles que j'ai senti pendant plus d'une semaine. Le marathon ? Du menu frottin ! Le traumatisme musculaire est violent et même si cette course était super un entrainement pour les prochaines échéances à venir, ce n'était peut-être pas très malin d'y laisser autant de plumes. On apprend de ses erreurs dira-t-on, c'est le principal :)

Course : Techni'Trail de Tiranges (43)
Date : 05/05/2019
Distance : 24km - D+ 1476m
Temps : 4h12'59"
Classement : Anecdotique -> 133/170 au scratch, 25/43 au classement féminin et 15/20 SEF

Profil de la course

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