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Festival des Templiers - Marathon du Larzac

Pour le dernier trail de la saison, nous nous attaquons à l’un des plus gros évènements trail de France: le festival des Templiers. Ce n'est pas moins de 14 courses aux formats variés qui sont proposées et qui attirent plus de 10000 coureurs de 45 nationalités différentes. La course la plus emblématique est la grande course des Templiers le dimanche mais qui, pour la première fois en 25 ans d'existence, a été annulée pour raison météorologique cette année. Par chance, avec mes amis, nous avions opté pour des courses qui se déroulaient le vendredi matin pour lesquelles nous avons eu d'excellentes conditions climatiques. Ces courses avaient surtout l'avantage d'être limitées à quelques centaines de participant permettant une ambiance plus intimiste.


La course n'a pas commencé qu'on en prend déjà plein les mirettes

Après 7h de route jeudi, nous avons récupéré nos dossards, puis nous avons fait un tour rapide du salon du trail très bien fourni avec toutes les principales marques et surtout des dizaines de représentants d'autres courses partout en France. Nous partons ensuite prendre possession de notre Air BnB à une petite demi-heure de route de Millau et faire un petit footing de décrassage après ces longues heures en voiture avant que la nuit tombe.


Petite photo souvenir au moment du retrait des dossard avec les copains

Le vendredi matin le réveil est très matinal vers 4h45 pour partir avant 6h de la maison. La course a failli s'arrêter là pour moi puisque je loupe la dernière marche de l'escalier qui descend sur la rue à cause de l’obscurité. Heureusement un mur bien placé me permet de me rattraper. On a décidé de prendre la voiture plutôt que les navettes affrétées par l'organisation pour gagner quelques dizaines de minutes de sommeil. On arrive sur place 30 minutes avant le départ. On a froid, on se demande un peu ce qu'on fout là plutôt que d'être tranquillement au chaud sous une couette mais on se motive quand même pour un petit échauffement d'une quinzaine de minutes
 
 

Profil de la course
 
On se place derrière la ligne de départ un peu avant 7h et quelques minutes plus tard une foule de petites lucioles s'élancent avec, en arrière plan, la musique d'ERA et des fumigènes rouges. L'émotion est au rendez-vous. Très vite ça commence à bouchonner et ça me gonfle un peu donc je passe pas mal de temps à doubler pour pouvoir aller à mon allure. Avec l'humidité de la nuit, les pierres typiques du coin sont extrêmement glissantes. Au bout de 30 minutes de course petite frayeur avec un rocher glissant -> une cheville tordue -> une petite gamelle. Je repars avec une très vive douleur à la cheville gauche en serrant les dents. Je décide d'aller au moins jusqu'au premier ravito et d'aviser ensuite.
Après un long moment sur des chemins un peu au milieu de nulle part, on passe près des premières fermes, tout en pierre, très pittoresques. Moins d'une heure après le départ le jour se lève et la météo est meilleure que prévue ce qui nous donne un très joli ciel rose. La cheville va mieux, le peloton est toujours dense. Je suis embêtée avec des maux de ventre, je dois faire une pause. Pendant ce temps j'entends les pas de toutes les personnes que j'ai doublées en début de course repasser devant L
 

Lever de soleil fabuleux (en vrai c'était moins orange et plus rose)
 
Je repars avec l'objectif en tête de reprendre ce temps perdu. J'étais avec un ami juste avant de m'arrêter, je vais forcer un peu mon allure jusqu'à ce que je le retrouve. Je passe rapidement au premier ravito. Je me demande si cette course ne va pas être trop longue pour moi. Je me concentre sur l'objectif de rattraper mon acolyte de course. Au bout d'un moment je me sens de mieux en mieux et je relance tranquillement. Je remonte doucement mais surement mon retard.
 
On arrive sur un chemin à flanc de falaise avec des vues imprenables sur les Causses. C'est tout simplement magnifique et c'est à ce moment là que je me sens vraiment heureuse d'être venue faire cette course. Cela me donne encore plus d'énergie. Je cours un moment avec un autre concurrent qui me suit alors que dévale les descentes roulantes, on discute un peu, puis je finis par le semer dans la montée suivante assez douce où j'alterne course et marche. Je n'en reviens pas de réussir à courir en montée. Je me dis que je vais exploser avant la fin mais je tente.
Premières vues sur les Causses

Roches et couleurs automnales


Paysage grandiose avec la brume et le viaduc au loin

J’en suis à 3h de course et je retrouve mon ami qui n'est pas en forme alors je lui dit à plus tard et je continue ma folle remontada. Ca tombe bien il y a un groupe de fille à doubler. Voir des places facilement gagnées me motive. Les sensations sont hyper bonnes. Par contre j'ai quasiment fini mon eau et j'ai soif. Avec une fille avec laquelle j’ai couru quelques kilomètres on arrive devant une palette d'eau mais ce n'est pas pour nous. Qu'à cela ne tienne, quelqu'un est déjà en train de se servir et j'en fait de même avec ma compagne de course. Il n'y a que de la St-Yorre alors on fait avec, je rempli une flasque et je sais maintenant que ça fait un drôle d'effet l'eau gazeuse quand on la secoue en courant…
 
J'adore ces jolies couleurs dont se parent les arbres !
 

3 ou 4 kilomètres plus loin on arrive au point d'eau officiel où je peux refaire le plein. Heureusement que le temps est un peu nuageux car avec un grand soleil on aurait eu beaucoup trop chaud et la gestion de l'hydratation aurait été compliquée. Après le point d'eau je sais que m'attend un gros morceau de dénivelé. J’ai fait une belle course jusqu’à présent et je n’ai pas envie de perdre du temps dans la montée comme j’ai eu tendance à le faire dans de précédentes courses cette saison, en plus il n’y a « que » 500m. Je pars donc à un bon rythme et je passe devant quelques personnes. Assez vite les cuissots commencent à brûler mais je suis un monsieur,  je me cale dans ses pas et je pousse fort sur les bâtons que j’avais réservés pour ce moment. Après 45 minutes à en chier – pardon my french – il faut relancer… Et là je n’ai plus de jambes. Sauf que je n’ai pas envie que tous les gens doublés dans la montée me repassent devant alors je me fais violence et j’arrive à trottiner. Je n’avance pas du tout (je n’exagère pas, on est sur du 7’30’’/km sur du plat) mais c’est mieux que rien et ça me permet de me maintenir à peu près car je ne suis clairement pas la seule à en avoir plein les pattes. On passe au dernier ravito et ensuite il n’y a plus qu’à descendre qu’ils disent.
 
On s'est bien rapproché de Millau par rapport à la photo précédente :D

Dernier petit panorama avant la descente
 

On a d’abord un peu de plat avec vue sur la ville de Millau et le viaduc en arrière plan. Ca ne parait pas si près que ça ! Petite pause photo, je suis imitée par les coureurs qui arrive après moi ce  qui m’évite de céder des places et je continue tant bien que mal en soufflant beaucoup. Je finis par arriver dans la fameuse descente et c’est la descente la plus longue de toute ma vie. Petit chemin de terre où l’on retrouve ces fameuses pierres blanches très glissantes, qui descend assez fort mais en petit lacets. Avec les jambes tétanisées au bord de la crampe et ce terrain pas évident du tout, je vais descendre à peu près à la même allure que je suis montée -_-‘  Je me dit que ça serait quand même dommage de me faire mal sur la dernière difficulté… Petits pas après petit pas on va bien finir par arriver en bas. Malgré ma prudence je dois me raccrocher aux arbres quelques fois.  Il y a un dernier petit coup de cul pour atteindre la grotte du Hibou, très jolie mais où il faut prendre garde à ne pas tomber car il fait noir et on n’est plus si lucide. Et on continue la descente. Je finis par entendre le speaker et c’est bientôt l’arrivée. Une petite boucle en devers (!) et 5 marches (!!) plus tard je passe l’arche d’arrivée en bois caractéristique des Templiers.
 
Chemin à flan de roche vers la grotte du Hibou
 
Je peux alors passer un peu de temps au buffet d’arrivée puis faire un petit tour pour la première fois de ma vie au stand kiné (ce qui ne m’a pas empêché de me taper plus d’une semaine de courbatures !). Bien sur le soir l’aligot typique de la région était de mise ! Et j’en ai acheté une barquette sur le salon du trail pour la route :D Je n’oublie jamais le réconfort après l’effort !

 
On appelle ça finir la saison en beauté. J’ai passé une super course avec des sensations géniales du km10 au km32 qui m’ont fait me souvenir pourquoi j’aimais le trail (ce n’était pas si évident au Sancy). J’ai découvert des paysages sublimes d’une région dont je ne soupçonnais pas l’existence. Je suis contente d’avoir pris part à ce grand rendez-vous du trail et même si certains lui reprochent son manque d’authenticité et de convivialité, ça reste un bel évènement qui a mis des paillettes dans nos cœurs.
Course : Le Marathon du Larzac (12)
Date : 18/10/2019
Distance : 38km  - D+ 1500m
Temps : 5h28'40"
Classement : 127/407 au scratch, 12/123 au classement féminin et 7/57 SEF

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