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Semi-marathon de Boulogne-Billancourt

Hier, je prenais le départ du semi-marathon de Boulogne pour la deuxième année consécutive. Avec moi 38 autres membres des Foulées de Saint Germain sur la ligne de départ et mon indéfectible amoureux sur le bord du parcours pour m’encourager. Il fait froid mais on a la chance d'avoir un beau ciel clair au-dessus de nous. Avec le petit vent en moins ça aurait été parfait.

Avant le départ, photo des retardataires
Comme d’habitude avec une course aussi populaire, il a été assez compliqué de réaliser un échauffement correct. Je pense que je l’ai un peu payé ensuite en de début de course. Après avoir passé l’arche du départ, c’est 5km à slalomer entre les autres concurrents, je ne me souvenais pas avoir autant galéré l’année dernière. C’est très dense, l’allure globale est lente et dès les premiers kilomètres on a du retard sur l’objectif alors que c’est plutôt le contraire d’habitude.

Ces premiers kilomètres entre accélérations et ralentissements sont assez fatigants et je ne me sens pas aussi facile que je le voudrais au niveau de ma foulée et de mon souffle. Je suis entourée de 3 membres du club. Je suis les autres tout en ayant l’impression d’être un peu au-dessus de ma zone de confort, pourtant on est peu ou prou dans le chrono visé. Après le 1er ravito on récupère une autre grappe de collègues du club du même sas mais qui étaient un peu devant et qu’on avait pas retrouvé dans la foule. On va rester à peu près ensemble jusqu’au ravito du 10ème km même si on était deux filles un peu plus devant.

Juste avant de rentrer dans la petite boucle dans le bois, on peut croiser les premiers de la course dans l’autre sens, c’est toujours impressionnant. Cette année ça bataille dur dans un peloton de tête d’une dizaine d’athlètes, la bataille pour le podium a l’air rude. Comme j’ai pris de l’eau sur moi au 10ème je laisse tout le monde au ravito et j’avale mon gel mais le coup de fouet ne sera clairement pas au rendez-vous. Mon binôme me récupère un peu plus d’un kilomètre après mais je n’ai plus les jambes pour la suivre. Je dois donc tenir bon toute seule alors que la fatigue se fait de plus en plus sentir. 

Allure pendant la course vs. allure visée
Au 13ème km je rentre en résistance. Je mets le pilote automatique et je débranche le cerveau, les yeux rivés droit devant avec un check régulier du chrono sur la montre car je sais que si je ne prends pas garde l’allure va s’éroder tranquillement. Au 16ème km ça devient vraiment dur, je commence à décrocher. J’arrive à redresser un peu la barre au 17ème mais mentalement c’est compliqué. Heureusement, j’entends des prénoms familiers juste derrière moi. C’est une des filles qui était avec moi jusqu’au 10 qui est en train de remonter aidée par une autre fille du club qui fait le lièvre. Sans dire un mot car je ne pouvais plus vraiment, je les accroche. Il reste moins de 4km, c’est dans la tête, il suffit de ne pas les lâcher. Notre lièvre nous encourage tout du long, ça fait vraiment du bien. Je vais chercher mes dernières forces pour courir leur côtés, ne rien lâcher, les dents serrées. J’entends aussi la voix de mon chéri au bord de la route m’encourager même si je ne suis plus assez lucide pour le chercher du regard.

Quand le panneau du 20km arrive c’est la libération, je sais que dans 5 minutes c’est fini. J’allonge la foulée du mieux possible, dès que l’arche est visible je vais chercher avec les bras cette ligne d’arrivée qui est si proche, chaque seconde gagnée compte ! Et puis c’est fini. Les jambes tétanisées, toute tremblante, je peux enfin remercier mes acolytes, reprendre mon souffle et savourer ce super chrono qui m’a donné tant de fil à retordre. 

Satisfaite, à l'arrivée

Parmi toutes les pensées qui ont tourné en boucle dans ma tête pendant ce temps-là, je me suis demandé dans quelle galère je m’étais embarquée en m’inscrivant à un marathon car ça sera tellement pire haha ! J’avais pris l’habitude des courses où les sensations étaient excellentes, ça m’a fait bizarre de retrouver de la souffrance à l’effort mais la récompense était là après coup avec plus de 10 minutes gagnées sur mon record et la satisfaction d’avoir été au bout de moi-même :) En continuant l’entrainement je compte bien entendu reprendre quelques minutes l’année prochaine sur ce beau chrono, mais d’ici là il y a déjà les cross qui arrivent, un petit rail hivernal et peut-être un nouveau PR sur 10km avant d’entamer la prépa marathon… Le programme est toujours bien chargé ;)

Progression sur semi-marathon

Course : Semi-marathon de Boulogne-Billancourt (92 - Hauts-de-Seine)
Date : 18/11/2018
Distance : 21,092 km
Temps : 1h47'47''
Classement : 3772/7879 au scratch et 398/2008 au classement féminin

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